Et si on parlait minimalisme? (Prise 2)

Le minimalisme est un mouvement qui fait parler de lui toutes les quelques années. Certains diront qu'il n'y a effectivement rien de neuf, que ça ne fait que changer de nom. En effet, si on parle maintenant de certaines tendances dites "Zéro déchets", mini-maisons, de frugalité ou d'auto-suffisance, on parlait depuis des centaines d'années déjà de simplicité volontaire.

Un article consulté brièvement sur Wikipédia alors que j'écrivais ce billet nous renvoie à des précurseurs issus du monde de la philosophie, mais aussi religieux. On pense entre autres à Gandhi et à François d'Assise.

Je crois qu'on fait référence à la religion pour de bonnes raisons, mais nous remontrons encore plus loin vers la source dans quelques lignes.

J'ai moi-même d'abord exploré ce thème par l'entremise de 2 américains qui se sont fait connaître sous le sobriquet "The Minimalists". Assez straightforward, comme on dit!

L'idée de base m'avait plutôt séduite. Être plus heureux, avec moins.

Est-ce que l'idée m'avait séduite parce que je n'avais pas beaucoup de moyens et des responsabilités grandissantes? (Ici lire retourner à l'école à temps plein, travailler le dimanche, marié, 2 enfants à l'époque, dans un tout petit bachelor sans cloisons).. Ou bien est-ce que le concept est au contraire assez étoffé pour attirer ceux qui ont davantage de biens matériels à se départir qu'on pouvait nous en avoir?

Je pourrais essayer de vous convaincre en vous vantant les vertus de ce mode de vie, mais ça "The Minimalists" peuvent sans doute le faire bien mieux que moi.

Ce que je vous propose est encore plus simple, et c'est d'aller à la source première de ce concept en vous présentant quelques passages bibliques que vous avez peut-être (ou pas), déjà lus. Mais en plus de vous ramener à la base des bases, je souhaite vous partager tout de suite après une courte réflexion qui distingue les mouvements actuels de cette pensée avec ce qui en était à l'origine, d'après moi.

 

Philippiens 4:11-13

11 Ce n'est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j'ai appris à être content de l'état où je me trouve.
12 Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette.
13 Je puis tout par celui qui me fortifie.


1 Timothée 6:6-8

6 C'est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement;
7 car nous n'avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n'en pouvons rien emporter;
8 si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira.


Matthieu 19:21

21 Jésus lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.


Luc 9:3

3 Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques.


Maintenant que vous avez lus ces quelques versets, voici ma courte réflexion.

Si la FAÇON, dans le pratique, peut sembler très similaire avec ce qui est souvent promu de nos jours (se départir de ce que l'on possède pour ne garder que le strict minimum) la RAISON pour laquelle on choisit de le faire est très différente.

Dans un cas on le fait en explorant l'idée d'un plus grand bonheur plutôt immédiat, mais surtout ici sur cette terre. Ce qui n'est pas complètement fou! Mais pour le chrétien, ce n'est pas le premier objectif de la démarche.

Pour le chrétien, cet exercice en est un de fortification de sa foi, de notre relation avec Dieu.

C'est d'ailleurs une façon d'exercer notre abandon à Lui, de reconnaître notre dépendance en Lui afin qu'Il développe et forme encore et toujours la perfection de notre caractère.


Foi

Relation

Abandon

Caractère


À ma lecture, tel est l'objectif poursuivi selon les quelques versets cités plus haut.

Pour le chrétien, le plaisir, le proverbial bonheur, n'est que bénéfice collatéral. Il n'est pas l'objectif de la démarche.

Pour le chrétien, notre trésor réel est au ciel. On appelle ça dans le jargon du "Delayed gratification".

Quelque chose qui nous est aujourd'hui, à une époque où l'on a soif de "Instant gratification" de plus en plus difficile et que le jeune homme riche avait d'ailleurs appris à la dure déjà il y a près de 2000 ans...


Voyez-vous, sur Twitter, les "Minimalists" nous invite souvent à "Let go" (voir ci-bas)


 

 


Peut-être à votre surprise, je vous invite fortement à suivre leurs conseils. 


Mais surtout, à ne pas oublier de "Let God!".


Alors il ne nous suffit pas de let go. Il nous faut :

"Let go and let God!" 

;-)

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